Le problème avec l’IMC

Il est fréquent de voir les professionnels de la santé utiliser l’IMC afin d’analyser le risque de maladies cardiovasculaires d’une personne. Mais ce ratio poids/taille est-il réellement fiable ?

Un peu d’histoire 

L’indice de masse corporelle (IMC) a vu le jour en 1832 en Belgique. A cette époque, son inventeur, le statisticien Adolphe Quetelet lui donne le nom de « indice Quetelet de l’obésité » après s’être aperçu que le poids d’une personne augmentait comme le carré de sa hauteur. A partir des années 1960, l’indice de Quetelet s’est vu être utilisé comme indicateur de poids dans des études cliniques. Par la suite, c’est en 1972 que le chercheur Ancel Keys confirme sa validité et en profite pour lui donner le nom « d’indice de masse corporelle » tel que nous le connaissons aujourd’hui. 

C’est à partir de 1980 que l’IMC deviendra une norme internationale pour la mesure de l’obésité avant de devenir connue du grand public dans les années 1990.

 

Quel est le rôle de l’IMC ? 

La fonction principale de l’IMC est de déceler et catégoriser l’obésité et l’embompoint afin d’évaluer les risques de maladies cardiovasculaire. Mais est-ce réellement représentatif ? 

Pour répondre à cette question, il est indispensable de partir du constat suivant : 

1. Nous savons qu’un taux élevé de tissu adipeux (gras) est lié à un risque plus élevé de développement de maladies cardiovasculaires.

2. Est-ce que l’IMC nous permet réellement d’établir un lien entre le poids d’une personne et sa masse adipeuse ? 

Image : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/des-chercheurs-identifient-les-neurones-impliques-dans-le-calcul-mental_161526

Comment calculer l’IMC ?

L’IMC se calcule à l’aide de la formule suivante : kg/taille² (en m)

Exemple pour un homme pesant 80 kg et mesurant 1,85m : 

80/1,85² = 23 kg/m2

 

 

Comment interpréter le résultat ? 

Comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous, le résultat de l’équation est lié à un catégorie représentant un risque plus ou moins élevé de développer des problèmes de santé. 

Lors de notre exemple réalisé précédemment, nous avions calculé un IMC de 23. A l’aide du tableau ci-dessous, êtes-vous capable de trouver dans quelle catégorie cette personne se situe ? 

Réponse : Dans la catégorie « normale » car il se situe entre 18,5 et 24,9.

 

Mais quel est le problème avec cette classification ? 

Le problème vient du fait que l’IMC repose sur le poids de la personne. Or, le poids n’est pas nécessairement réprésentatif de la composition corporelle ! 

En effet, dans l’exemple ci-joint, nous avons deux individus de même taille (1,85m) et de même poids (120kg). En toute logique, ces deux personnes ont toutes deux un IMC de 37,3 les classant en obésité de classe 2. 

Cependant l’homme de gauche est un bodybuilder affichant un taux de graisse corporelle entre 8 et 10% tandis que celui de droite affiche un taux de 40%. 

Vous l’aurez compris, ces deux personnes ne sont pas sujettes au même risque de développer des maladies chroniques ! 

Voilà où se situe le problème de l’IMC: il ne fait pas la différence entre la masse grasse et la masse musculaire (qui est beaucoup plus lourde) !

Sur quelle donnée se fier ? 

La circonférence de taille représente un bon indicateur d’embompoint. En effet, depuis quelques années les recherches ont permis de déterminer que la circonférence de taille élevée, soit l’obésité viscérale était un meilleur indicateur des maladies chroniques comme le diabète et les maladies cardiovasculaire.

Ce qu'il faut retenir

L’indice de masse corporelle est un outil qui ne permet pas de faire la distinction entre la masse maigre et la masse grasse et qui ne tient pas compte de l’endroit où l’adiposité se situe. Il est donc préférable dans un contexte de prévention de maladies chroniques et cardiovasculaires de se fier sur la circonférence de taille.

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